jeudi 24 décembre 2009

Comment conjugue-t-on le verbe « Epouser » chez nous !

Toutes les demandes que l’on entend de nos jours, ont un point commun : « il faut que je me marie, cela te dirai de le faire avec moi ? » on dirait une punition beaucoup plus qu’une demande en mariage, jamais le genre : « je suis amoureux de toi, je ne peux pas vivre sans toi, veux-tu me faire l’honneur de m’épouser ? »

Vous en pensez quoi exactement les hommes ? Je vous le demande.

Pourquoi quand vous voulez vous marier, vous pensez toujours à la femme qui vous vient à l’esprit ? Pourquoi vous n’écoutez pas votre cœur ? À croire que vous le mettez sur boite vocale ! Pourquoi quand vous êtes amoureux, vous déguerpissez dès que le sens de l’union est prononcé ? Vous prenez vos pieds à votre cou, et bonjour la poudre d’escampette ?

Est-ce la peur que l’on vous dise « non » qui vous fait cet effet, ou l’inverse ? Ou encore parce que vous pensez que « Amour » rime avec « Faiblesse » ?

Et / ou encore pire, comme dans le film « What ever LOLA Wants » de Nabil Ayouch, cette réplique vous va comme un gant : « Quand un Occidentale aime une femme, il l’épouse, quand un orientale aime une femme, il en épouse une autre ! », ce serai inouï et invraisemblable si vous me dites que c’est vrai !

Dites-Nous Messieurs, quel rôle devons-nous tenir, les femmes, pour que vous daigner nous demander en Mariage ?

Le mariage, quel piètre mot de nos jours.

Pour vous les hommes, c’est une prison, alors que pour nous, c’est une délivrance. Je change mes mots Messieurs.

Les mecs, sortez le grand jeu, prenez votre courage à deux mains, laissez la lâcheté de côté (machi dialkoum), et commencez à vivre en plein jour tant qu’il est encore temps. Nous ne sommes pas des sorcières, et encore moins des empêcheuses de tourner en rond.

La vie est trop courte, ne nous laissez pas de côté parce que vous vivez votre jeunesse, nous en faisons partie.

Mesdames, si cela continue, peut-être qu’un jour viendra, où l’on serait obligées de faire nous même ce premier pas.

Je sais par expérience, que vous Nos Hommes Marocains (allah yehdikoum 3lina we yerdi 3likoum) vous n’aimez pas la Femme qui a de la Personnalité, mais on n’y peut rien, messieurs, nous sommes ce que nous sommes, acceptez-nous telles que nous sommes, on vous acceptera tels que vous êtes.

A suivre – Bientôt, je serai de votre côté les mecs ! Je suis logique et pas seulement féministe ! ;-)

Parle tue fronsé !?

Il y a des moments que je trouve héroïque quand je parviens à déchiffrer un message qui est écrit d’une manière à vous faire chambouler toute la cervelle, à vous faire perdre toutes les notions de base d’un Français simple, à croire que la langue de Molière a régressé.

Je me retiens de vous faire mal à la tête avec ces acrobaties de vocabulaires à non-sens, et pour dire, les personnes qui usent de ce Français mal propre, sont de hauts diplômés. Enfin, le document l’attestant existe, mais réellement, cela reste à prouver.

Je ne dis pas non plus que je sais jongler avec les lettres et les mots, ou que je connais tout les mots du dictionnaire, et je ne suis pas non plus inscrite parmi les écrivains de renommée à l’Académie Française, et encore moins une défenseuse de la langue française (et avec tout cela, j’ai eu recours à mes collègues pour retrouver le mot « défenseuse »).

Je vous le dis, cela vous ferait aussi perdre la tête.

Je me demande que ferait ce genre de personnes si elles étaient inscrites (de force) à la dictée de Bernard Pivot, ce serait sûrement une catastrophe. Ce grand monsieur demandera illico presto l’asile littéraire chez les Turcs (pour le moins que cela existe).

Je suis certaine que vous en connaissez des dizaines comme cela, ceux qui parlent en faisant des erreurs d’orthographes, une vraie calamité, une plaie.
Et encore, ces personnes, je ne sais par quelle magie, ont des postes de responsabilité à vous faire tourner en bourrique, vous qui êtes meilleurs et subalternes, bonjour la dépression.

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je viens par la présente lettre vous demander de m’excuser pour toute cette intervention sur la langue française, car je sais, et vous aussi, que personne n’est parfait et l’erreur est humaine. Mais je tiens à vous signaler que ceci n’est pas une fiction (quoique vous le savez déjà), et vous préciser que si vous étiez à ma place, vous auriez enragé ou commis un meurtre.

Je tiens à me faire pardonner de tous ces responsables qui ont des hauts diplômes et qui leur font honneur.

Dans l’attente d’une amélioration de l’orthographe de ces personnes, veuillez agréer Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, mes sincères excuses.

Cordialement. »

Les « coursuiveursdusoir » anonymes – Les « En-mal » d’études

Je me suis toujours plaint de n’avoir pas pu suivre des études supérieurs, d’échec en échec, je me suis retrouvée à me voir plus basse que terre, et puis un beau jour, je prends la Grande Décision : je reprends mes études et les termine ; Avoir un Master et pourquoi pas un PHD. Je reprends confiance en moi, j’en choque plus d’un ; certains me prennent pour plus folle que je ne suis, d’autres me disent capable de soulever des montagnes, entre nous je ne suis pas Hercule ni Super Jaimie (Jaimie leqawiya).

Mais en tout les cas, je revis, je recommence à revoir le bon côté des choses, je re-goûte à la vie et ses bons côtés, quoique, il y a quelque chose d’ironique dans la chose.

Je vous explique, je pensais que j’étais la seule, sinon un cas rare en soi, d’être en mal d’études, une de ces personnes qui n’ont pas encore trouvé leurs voies.

Eh bien, je me trompais sur toute la ligne, les personnes qui sont en classe avec moi le démontrent fortement ; le premier jour de classe fût assez rigolo quand les présentations commencèrent, on aurait dit un club de toxicomanes anonymes ; avec pour chacun un moment de grande importance que de se présenter ; on sentait dans leurs voix, qu’aucun d’eux n’avaient de but précis sinon d’être présent et de se sentir exister.

Vous imaginez un peu ? « Je m’appelle « Hadda Bent Kaddour » et je coursuisdusoir » plutôt qu’autre chose, j’en ris encore. Mais à être sérieuse, j’aimerai dire que c’est la seule option, sinon l’unique, que de reprendre ses études, à un certain âge, que de suivre ces cours le soir.

Gentiment et peinement, cela reste une porte de sortie ou à mieux choisir ses mots, une porte d’entrée.

Vivement que nos responsables ne nous bloquent plus pour cette question d’âge, et qu’ils nous ouvrent les portes pour reprendre ses études à quand on peut.

Vivement que la reprise des études ne soit plus une désintoxication de ce sentiment de frustration que le temps passe et que l’ambition soit un rêve mais plutôt une délivrance de tout ce système qui nous mets les bâtons dans les roues.

Vivement que l’ambition l’emporte.

samedi 21 novembre 2009

Pitié, je veux redevenir une fille !

Vous voyez où je veux en venir ? eh oui, je suis, non pas un garçon manqué, mais plutôt macho, cela est pathétique mais je n’y peux rien. Depuis un bon moment que je cogite sur ma façon d’être et me dire que je dois être plus féminine que cela, mais comme on le dit si bien : « Quand on chasse le naturel, il reviens au galop. »
J’ai vraiment du mal à être entouré de ces filles qui parlent rouge à lèvres, de nouvelle coiffure, de mode et tout ce blabla de « blondes » ; je parle de « blondes » en tant que concept tel que le dit si bien Gad El Maleh, ce genre de filles, tellement fifilles que l’on se demande si elles ont autre chose en tête que ces sujets, je ne dit pas cela pour les dénigrer, loin de moi cette idée, je voudrai tant leur ressembler, ne serai-ce qu’un peu, me soucier un peu plus de mon apparence, mais !!
Je ne sais pas si je vais y parvenir, mais je m’y colle, un brin de maquillage, de belles chaussures, une jolie tenue et le tour est joué, seul bémol, ces échasses qui vous font marcher comme un canard, qui vous martyrisent les pieds, j’en meurs ; premier jour, deuxième, troisième jour je craque, le quatrième jour, je troque mes escarpins contre mes chaussures de sport confortables et jeans, je me sens mieux, je marche encore à nouveau comme une Calamity Jane des temps moderne, et encore il ne me manque que le colt.
A quoi tout cela me mène-t-il ? à me faire rappeler que je suis une femme ? et alors !? je le suis un point c’est tout, en jeans ou en jupe, je resterai la même.
Au diable la recherche de la féminité et la faire ressortir, je suis ce que je suis un point c’est tout.
Mesdames et Mesdemoiselles, celles qui se retrouvent en moi, je vous dit ceci, soyez comme vous le voulez, n’essayez pas de devenir ce que vous n’êtes pas et soyez en fière.
Si tout le monde ne vous trouve pas à leurs goûts, cela les regardent, ils n’ont qu’à nous accepter telles que nous sommes, nous avons notre propre personnalité et de la personnalité ; ils n’ont qu’à nous prendre telles que nous sommes toutes, sinon, nous aussi, nous n’avons pas à les accepter tel qu’ils sont.
A bon entendeur.

dimanche 15 novembre 2009

Vive le « Célibataire » !

Est-ce à cause du célibat que je n’ai pas de vie ? Je veux comprendre pourquoi ? On nous change de table de café parce qu’il y a une famille qui a besoin de la table ; et encore, on vous trouve gentil parce que vous avez accepté ; on vous refuse votre congé en été - belle période des vacances – parce que tous les mariés doivent sortir leurs enfants en sortir en vacances dites scolaires ; on a recours à vous pour faire telle ou telle chose parce que vous avez du temps libre.
A quoi bon refuser puisqu’on est célibataire « we dioul rousna ».
Je dis à tout ce beau monde, nous avons tous et tout les droits, nous méritons et avons une vie qui nous est propre.
Et si c’était, de notre propre choix de rester célibataire, pourquoi l’on viendrait nous pourrir la vie avec toutes vos responsabilités et contraintes, si notre choix est tel, ce n’est sûrement pas pour vous servir Monsieur et Madame Untel ; c’est justement pour mieux vivre, nous ne sommes pas des bouche-trous et encore moins des nantis.
Nous ne sommes pas des parias de la société, pour ma part je refuse de venir en second plan à cause et pour cause de mon célibat ; je clame haut et fort mes droits, mes pleins droits de la vie quotidien.
Au nom de la vie, laissez-nous vivre, laissez-nous nos droits ; les us et coutumes, quoique l’on dit, nous respectent, pourquoi pas Vous ? Le Droit Juridique, nous respecte, pourquoi pas Vous ?
S’il vous plait, respectez-nous !
Si vous avez un service à nous demander, oubliez l’argument « Vous êtes célibataire » ou « Puisque vous êtes libre, vous pouvez… », si vous voulez nous refuser une chose ou un service aussi ; et même le fait de nous inviter à telle ou telle soirée, ne nous prévenez pas à la dernière minute, sachez que nous faisons des programmes, et si l’on vous refuse quelque chose parce que nous avons quelque chose à faire, ne le prenez pas mal car tout simplement, nous sommes comme Vous, nous vivons.

samedi 7 novembre 2009

Qui cherche, trouve !

« Je suis chômeur », « je ne trouve pas de travail », « j’ai un diplôme supérieur, et je travaille toujours pas », « il me faudrait un piston pour trouver un travail », « j’ai donné tant d’argent pour travailler, résultat zéro », Combien de fois avons-nous entendu ces phrases ? Et j’en rajoute encore un peu, genre, « personne ne m’a trouvé de boulot », aussi «les responsables ne font rien pour que cela s’arrange ».
Franchement, je suis d’un avis différent. De nos jours, cela est vrai, il est très difficile de trouver du travail, mais n’avons-nous pas aussi notre part de responsabilité, il y en a de ces personnes qui abandonnent leurs études et jettent la responsabilité sur les autres, aucun métier dans les mains, et rien encore dans les bras, même si on tente de les aider, on ne peut pas, et ceux qui vous prennent des diplômes qui n’ont aucun cours dans le marché du travail, et ils ne veulent même pas oser une conversion.
Vous en pensez quoi exactement ? Je vous le demande ! J’en connais qui n’ont connu aucune période de chômage. Et encore, le mot « chômage » veut dire recherche active de travail, et presque tout le monde persiste à dire qu’une personne qui ne travaille pas et ne cherche pas de travail est un chômeur.
Pourquoi nous avons pris cette habitude de toujours jeter la responsabilité de nos actions sur les autres ? (tahet somâa, aalkou lehejam) !! Est-ce le reflet de notre façon de dire les mots quand nous étions enfants ? On se tape le pied contre la table, et c’est la table qui nous a frappé, que la maman tape la table pour nous faire taire de nos pleurs ? Que l’ampoule s’est éteinte dès qu’on l’allume, on nous engueule parce que nous l’avons mis en panne ? C’est du délire !!
Ce que la plupart pense tout bas, je le dit tout haut : Pour avoir l’opportunité de se dire chômeur, il faudrait être qualifié, en l’occurrence, avoir au minimum un Bac+2 et être en recherche active de travail ; ne pas jeter la balle toujours aux autres ne notre calvaire, il faut savoir que pour recevoir, il faut donner, râler et se mettre en colère n’arrange rien ; et quand on voit que plusieurs d’entre nous, arrive à se procurer 10000 dhs ou 20000 dhs voire même plus pour pouvoir immigrer clandestinement ou donner en « bakchichs » pour un poste minable, je vais dire que cet argent pourrais servir pour un commerce ou autre, se lancer et en faire des choses fièrement.
Vous ne pensez pas que ce serais plus intelligent de notre part si on commence à se prendre en charge, à être plus indépendant, à ne plus compter sur les autres, une aide, un coup de pouce, je comprendrai, mais pas tout le temps.
On devrait être de plus en plus responsable de nous-mêmes, et puis qui cherche trouve, vous ne pensez pas ?

mardi 3 novembre 2009

Zéro contraintes, c’est sérieux ?

J’ai testé pour vous une journée sans contraintes sérieusement, eh oui, c’est possible ! Se lever tard le matin, vers 10h ce Samedi, petit déjeuner en flânant, rien de particulier, sauf que j’ai décidé de me reposer de mes propres contraintes et de me débloquer un peu.
Résultat, je sors de chez moi bien habillée et décontractée, j’ai grand besoin de me sentir bien dans ma peau, je ne calcule rien et ne programme rien, et tiens à passer ma journée dehors, prenant mon jeu très au sérieux, et surtout, tout faire sur des coups de têtes.
Je ne me pose même pas la question ou devrais-je aller, je ne réfléchis même pas, mais j’y vais tout simplement, la plage. Je me mets en marche, j’y suis ! Tiens, l’heure du déjeuner !!! Je suis au café entrain de siroter un café au lieu de manger un morceau, mon cerveau fait ses propres traitements, aucunes restrictions quant à mes impulsions, rien, nada, none.
Le déjeuner, je le prends à 17h, l’heure du thé à l’anglaise, et dire que je ne voulais pas manger même si j’avais atrocement faim, et j’ai fini par le faire, non pas par contrainte mais parce que seulement, l’odeur de poisson tout frais tout chaud était appétissante. Je me dis que je m’en sors bien tout de même, et l’envie me prends d’aller voir un film juste après, tiens je suis déjà au cinéma entrain d’acheter mon billet.
L’affiche du film ne prévoyait pas que ce fût un bon, mais je ne voulais pas choisir, je l’ai choisi seulement car personne ne l’avait choisi, une salle quasiment vide, des couples de jeunes gens par ci par là, une projection qui dura une heure et demi, un régal pour les yeux.
Au fond, les gens à force de trop vouloir choisir le bon film, rate le meilleur. Mais bon, tant pis pour eux, tant mieux pour moi.
Je sors du cinéma, je commence à fatiguer, mes pieds veulent prendre le chemin du retour, je les suis, en tout les cas, ma journée était belle, je me sens légère, et mon cerveau ne réfléchit même pas.
Je rentre, je ne pense à rien, j’ai encore le son des vagues dans les oreilles, les images du film dans les yeux, je me sentais enfant.
En dormant le soir, je passais en revu ma journée, et me disais si vous pouviez l’essayer, ne serait-ce qu’une fois tout les trois mois, cela ressource son bonhomme, je vois loin mes problèmes, j’y vois plus clair dans mes décisions, je suis encore une fois plus jeune. La journée « Zéro contraintes » m’a réussi, pourquoi pas vous.

vendredi 30 octobre 2009

Cap ou pas Cap?

Et si on changeait notre façon de faire, je veux dire par là, notre laisser-aller boute-en-train ? On reporte le travail d’aujourd’hui à la semaine des cinq Jeudi, on promet des choses à quand les poules auront des dents, on s’entête à faire notre devoir « quand les chèvres auront des ailes ».
Franchement, on devrait voir un psy ! Notre perception du devoir bien fait reste notre dernière priorité, notre efficacité on en parlera même pas, le sens du devoir néant, la responsabilité pff, ceci étant dit, n’est pas la coupe de vin de tout le monde, heureusement pour nous citoyens.
Vous imaginez un peu la situation ? On se dit schizophrène, on se dit « la tête dans les nuages », on se dit fainéant, on se dit paranoïaque, et alors, petite question banale, comment cela fait-il que les affaires fonctionnent ? comment se fait-il que les marchés sont remplis ? Autant de question qui pourrait nous laisser perplexe ! On passe nos heures perdues (et encore, pas tout à fait) à dire que personne ne travaille, et qui fait donc marcher la machine ?
Je me demandais, par la même occasion, si on pouvait vraiment nous fier à tout un chacun ? Ce serait drôle peut-être, mais quand même pas trop, ce serait apaisant, on sentirait un joli confort, on ne se prendra plus la tête quant à la réalisation de tel ou tel projet ; genre, est-ce que l’on va avoir des bâtons dans les roues ? Est-ce que l’on va subir le va-et-vient administratif (comme on dit chez nous : sir hta terjaa)
Franchement, si on parvenait à ne plus nous pavaner et se « fainéantiser » à tors et à travers, ce serait le PARADIS ! Qu’on fasse ce que l’on a à faire, qu’on soit conscient de notre devoir envers les autres, que l’on devienne vraiment RESPONSABLE de nos actions.
Pour ma part, je pense qu’on est capable de le faire, et Vous ?
Cap ou pas cap ?


Démosthania

jeudi 22 octobre 2009

Comment réagir, je baisse les bras ?

Depuis que cette crise m’a surpris, je calcule et recalcule mon petit budget, et tout cela pourquoi, pour que je puisse continuer de vivre normalement.
Je ne parle pas de projet d’achat de voiture ou de logement, non, simplement mes achats quotidiens, mon loyer et mes factures. J’en reviens à me tromper de calculs à tout bout de champs. Je perds le nord quand je fais mon marché. Si j’ai envie d’un caviar d’aubergine (par exemple, zaâlouk en arabe), je passe mon chemin, je ne pourrai pas concilier mon budget de marché avec ce mets généralement pas cher, poisson deux fois par semaine ? Je n’ose même pas y penser !
Et là encore, la catastrophe ! J’ai besoin de me sentir réellement chez moi, réflexion tout à fait naturelle, je veux acheter un appartement ! Surtout que les « marchands » de l’immobilier font savoir à tout le monde que leurs prix ont baissé, donc je me dis c’est l’occasion ou jamais. Eh bien la catastrophe c’est cela, je me mets en quête de l’appartement de mes « rêves ». JE RÊVE !!! Les prix vous prennent à la gorge, RIEN N’A CHANGE ! Les maudits prix n‘ont pas bougé, c’est CHER ! La qualité des habitations est de plus en plus médiocre ! Entre « l’économique », le standing et le haut standing, on mouline dans le foin ! Ce malotru de « l’économique » plein de défaut de construction, on ne peut y habiter sans faire des travaux, et là, je rejoins le prix du standing ; si j’opte pour le standing, je dois de me contenter d’une superficie inférieure, pffff ! Le haut standing ? y pensé ? c’est de la folie !! La galère quoi !
J’ai bien envie de dire à tous ces cons qui jouent avec notre vie d’aller se f**** f***** ! Mais il y a de ces choses qui me retiennent ! A votre avis, je réagis comment ?

Démosthania.